Il était une fois, des personnes qui pensaient qu’en instaurant un impôt sur les vaches, celles-ci le paieraient ! C’est bien sûr l’entrée en scène de la fausse bonne idée simpliste d’une TVA sociale !!!

vachesLa fausse bonne idée simpliste d’une TVA sociale consiste à basculer les cotisations sociales prélevées sur les salaires dans un surplus de TVA payée par les consommateurs pour lutter contre la concurrence des produits étrangers. 

Malheureusement pour les inventeurs de cette idée, quelques lois économiques régissent notre système comme le théorème de Pythagore en mathématique. Il est évident que lorsque vous augmentez le prix des produits étrangers, ce sont les consommateurs qui paient, c’est-à-dire nous et non les étrangers et encore moins les produits étrangers! 

De plus, l’hypothèse de départ de ce raisonnement qui consiste à dire que la TVA est en réalité un impôt sur la consommation, n’est pas exacte, car la TVA est aussi un impôt sur les revenus…(Murray Rothbard développe parfaitement cette analyse en expliquant clairement le mécanisme). 

En effet, la conséquence de la TVA sur le prix de vente est en réalité répercutée sur la production. Car le prix de vente est la confrontation de l’offre et de la demande. Si vous ajoutez à l’offre la TVA, il n’y a plus de demande, car la demande ne correspond plus à l’offre et l’ajustement se fait par la production ! 

Si cette idée apparaît comme une bonne idée en première lecture, c’est à cause de notre immobilisme économique. A force de ne pas vouloir faire les réformes nécessaires, nous bricolons !!! 

Plutôt que de réinventer les lois économiques, pourquoi ne pas chercher à baisser l’euro, par rapport au dollar et aux monnaies rattachées, au lieu de suivre une fausse bonne piste de TVA sociale. 

Laissons au vestiaire les idées mortes, soyons cohérents, lucides et volontaires. Redresser la France ne dépend pas des autres mais de nous et de notre courage politique. Alors soyons capables de réformer.

25 juillet, 2006 · Posté dans Economie/Croissance  
    

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