Oui les libéraux portent depuis longtemps l’exigence d’une France qui donne à chacun sa chance. Les dernières prises de paroles de mon ami Rachid Kaci en témoignent. Je pense qu’il est aujourd’hui primordial d’apporter des réponses concrètes et pragmatiques pour réintégrer une part de notre jeunesse de nos quartiers et de nos cités. Les communautés sont utiles à la société, mais le communautarisme, c’est-à-dire l’affirmation de droits particuliers liés à une communauté est un danger pour la République. En combattant la discrimination positive, je souhaite que les idées anticommunautaristes et libérales soient présentes dans le débat de 2007, ne serait ce qu’au niveau de la blogsphère.

 

« Nous avons besoins d’actions positives et énergiques pour appliquer l’égalité des droits sans discrimination ».

septembre 3, 2006 · Posted in Discrimination positive  
    

Le modèle républicain s’interdit toute référence à des critères personnels tels que ethniques, ou religieux. Cette perspective rend donc impossible la reconnaissance juridique de groupes constitués sur de tels critères à moins de modifier la Constitution. En effet, il faudrait modifier la Constitution, laquelle ne connaît que le peuple français, composé de tous les citoyens français sans distinction d’origine, de race ou de religion.
Un des principes fondamentaux du modèle républicain ou du libéralisme est celui de l’égalité devant la loi, et toute discrimination négative ou positive doit être condamnée. S’il est normal de souhaiter qu’à tous niveaux le pluralisme de la société française puisse être représenté, ceci doit être fait sans le secours de lois qui conféreraient des droits spécifiques à des minorités spécifiques risquant de les amener à se refermer sur elles-mêmes pour continuer à bénéficier de ces droits, créant ainsi du communautarisme.
De plus, l’une des difficultés des politiques de discrimination positive, est d’obliger à fixer des priorités. Mais quelle minorité visible ou non visible mérite une attention particulière. Et quelle discrimination est la plus flagrante aujourd’hui.

S’il est parfaitement légitime de promouvoir l’égalité des chances et de lutter contre les discriminations, il est dangereux d’imposer une obligation de résultat fondée sur des quotas ethniques explicites ou implicites. Regardons l’exemple de « l’Affirmative Action » aux Etats-Unis, c’est un échec.

août 23, 2006 · Posted in Discrimination positive