Le modèle républicain s’interdit toute référence à des critères personnels tels que ethniques, ou religieux. Cette perspective rend donc impossible la reconnaissance juridique de groupes constitués sur de tels critères à moins de modifier la Constitution. En effet, il faudrait modifier la Constitution, laquelle ne connaît que le peuple français, composé de tous les citoyens français sans distinction d’origine, de race ou de religion.
Un des principes fondamentaux du modèle républicain ou du libéralisme est celui de l’égalité devant la loi, et toute discrimination négative ou positive doit être condamnée. S’il est normal de souhaiter qu’à tous niveaux le pluralisme de la société française puisse être représenté, ceci doit être fait sans le secours de lois qui conféreraient des droits spécifiques à des minorités spécifiques risquant de les amener à se refermer sur elles-mêmes pour continuer à bénéficier de ces droits, créant ainsi du communautarisme.
De plus, l’une des difficultés des politiques de discrimination positive, est d’obliger à fixer des priorités. Mais quelle minorité visible ou non visible mérite une attention particulière. Et quelle discrimination est la plus flagrante aujourd’hui.
S’il est parfaitement légitime de promouvoir l’égalité des chances et de lutter contre les discriminations, il est dangereux d’imposer une obligation de résultat fondée sur des quotas ethniques explicites ou implicites. Regardons l’exemple de « l’Affirmative Action » aux Etats-Unis, c’est un échec.